Nouveauté: des liens dans le texte renvoient à des articles de wikipedia, pour ceux qui veulent en savoir plus.
Pour ceux que les explications sur la région n’intéressent pas, vous pouvez zapper le texte… mais regardez quand même les photos
19/04/2011: repos à San Pedro
20/04/2011: Excursion aux lagunas Chaxa, Miniques et Misquanti
San Pedro est une oasis située dans le désert d’Atacama. Ce village de 2000 habitants est hyper-touristique à cause des nombreux sites naturels particuliers et de toute beauté à voir dans les environs. C’est bien simple, il nous semble qu’un bâtiment sur 2 est soit une agence de voyage, soit un hôtel, soit un restaurant… et les prix sont bien plus élevés qu’ailleurs au Chili. Pour l’hébergement nous bénéficions toutefois d’un tarif plus qu’acceptable car on est en basse saison et on reste plusieurs nuits.
Le village a néanmoins du charme avec ses rue en terre et ses bâtiments en adobe. Nous apprécions nous y balader. De plus le ciel est en permanence d’un bleu magnifique dans cette région rarement nuageuse.
En sortant de l’auberge nous avons vue sur le Licancabur, vue dont on ne se lasse pas, à chaque fois c’est un plaisir.
Laguna Chaxa
La Laguna Chaxa est située sur le salar d’Atacama. Nous nous attendions à voir une immense étendue blanche de sel… il n’en est rien! Contrairement à des salars tels que le salar d’Uyuni (en Bolivie), il ne provient pas de l’évaporation d’un ancien lac salé. Ici c’est les pluies sur la chaine volcanique des Andes qui y ramassent du sel d’origine volcanique en s’infiltrant dans le sol avant de finir leur course sous le salar d’Atacama. C’est à cause de cette origine et du fait qu’il ne pleut jamais à surface du salar que le sel est grisâtre et que la surface n’est pas du tout lisse. Contrairement au salar d’Uyuni où la croûte de sel est d’environ 1m, ici elle est d’1,5km! D’autre part, le salar contient un des plus grand gisement de lithium au monde.
Après cette petite parenthèse sur le salar revenons-en à la lagune et à son principal intérêt pour nous… l’observation des flamants roses. Nous apprenons qu’il en existe ici trois espèces, le flamant andin est le plus grand, le chilien, de taille intermédiaire, est le plus beau selon notre guide (mais le contraire nous aurait étonné) et le flamant de James est le plus petit. Ce dernier n’est pas présent à cette époque de l’année, il vient en hiver lorsque les lacs situés à plus de 4000m d’altitude sont gelés.
Les flamants doivent leur couleur rose à leur alimentation. Ils mangent des micro-organismes de la famille des crustacés, appelés artémias qui, eux, mangent des algues riches en beta-carotène.
Lagunas Miscanti et Miniques
Ces deux lacs sont situés l’un à côté de l’autre à 4200m d’altitude au pied des volcans… Miscanti et Miniques! Ils sont vraiment magnifiques, nous passons plus d’1h dans ce superbe paysage, à prendre des photos, admirer le paysage et écouter notre passionnant guide (géologue de formation) qui est très pédagogue et comme il ne parle pas trop vite et articule bien (contrairement à beaucoup de ses compatriotes), nous comprenons tout ce qu’il raconte.
Nous apprenons entre autre l’origine glaciaire de ces lacs, la séparation en 2 lacs suite à une éruption du volcan Miniques, les indices dans le paysages nous permettant d’affirmer que toute la zone était recouverte d’un glacier. On en apprend aussi un peu plus sur les pierres d’origine volcanique et on observe des minéraux avec sa loupe de géologue! Il nous parle aussi de la faune présente, de l’extinction d’une espèce unique de grenouilles présente ici à cause de l’introduction de truites par le gouvernement, dans le but de fournir ce poisson aux communautés locales pour se nourrir… mais clairement sans avoir fait une bonne étude d’impact environnemental, les truites étant agressives dans cet environnement qui n’y est pas adapté.
Par souci de ne pas perdre trop de lecteurs en chemin je ne développe pas trop mais si vous voulez en savoir plus on se fera un plaisir de vous répondre.
Socaire et Toconao
Socaire est situé à 3200m d’altitude. L’eau n’arrive pas au village et pourtant les habitants vivent de leur cultures. Comment font-il? Régulièrement ils font couler de l’eau depuis les lacs, prennent ce dont ils ont besoin puis rebouchent le canal d’irrigation, s’ils laissaient couler l’eau le lac serait vite asséché. Ils avaient tenté l’irrigation au goutte à goutte grâce à des tuyaux en PVC, technique très efficace… mais impossible ici car il gèle la nuit une bonne partie de l’année et les conduites éclatent lorsque l’eau gèle à l’intérieur.
A Toconao, nous visitons l’église, faite uniquement avec des matériaux locaux… et reconstruite de nombreuses fois suite à des tremblement de terre. Le dernier en date est de 1935. Ici le campanile est séparé de l’église, c’est une astuce des colonisateurs pour faire accepter leur religion aux indigènes… le campanile situé devant l’église représente le père qui protège l’église, représentant la mère, et ses enfants… les fidèles qui vont dans l’église.
Le bois utilisé est du bois de cactus local, malheureusement devenu très rare car les espagnols l’ont sur-exploité. Ce cactus ne poussant que d’un cm par an le renouvellement est très lent.
Beaucoup de maisons dans le village sont construites avec une pierre volcanique ayant de très bonnes propriétés thermique permettant de conserver la fraicheur dans les habitations lorsqu’il fait très chaud le jour et la chaleur lors des nuits glaciales.

















Publié par Ange 
































































