à Dakar

Nous avons jeté l’ancre au large de Dakar dans la nuit du 11 octobre. Je suis sortie, on voyait bien les lumières de la ville et des autres bateaux à l’ancre. Notre bateau était bien éclairé lui aussi, beaucoup plus que lorsqu’on navigue, pour être visible des bateaux qui sont en mouvement.

Le port de Dakar est petit et nous devons attendre qu’une place se libère. Dans l’après-midi nous  sommes rejoint par un autre bateau de Grimaldi, identique au notre, et un 3ème arrive le matin suivant. On pense qu’un seul bateau de la compagnie est accueillis à la fois… une chance que nous soyons arrivés les premiers !

Nous n’avons pas vu l’arrivée au port qui s’est faite la nuit suivante mais nous avons entendu du bruit à partir de 2h, le déchargement des voitures situées sur le pont supérieur (juste au dessus de nos têtes) était en cours, à l’aide d’une des grues du bateau.

Nous avons eu la permission de sortir la matinée.

Après avoir changé de l’argent, nous allons au cybercafé, faire quelques achats au grand magasin puis chercher des fruits au marché.

On en a vite marre d’être harcelés sans cesse par des Sénégalais voulant nous vendre quelque chose. On ne peut faire un pas sans qu’on nous propose quelque chose. Et certains nous suivent pendant plus de 500m, ils sont difficiles à décrocher. On a beau dire dès le départ qu’on ne veut rien, certains discutent alors d’autre chose et puis recommencent à insister lourdement pour qu’on aille voir leur boutique, ou leur achète quelque chose.

Sur le marché on choisira d’acheter nos ananas à un des rares marchands qui ne nous alpague pas. Le racolage a sur nous l’effet inverse de celui qu’ils souhaitent.

On rentre pour midi sur le bateau pour y manger. Sur le chemin du retour, Rémy me fait découvrir les noix de coco « à boire ». Il s’agit de noix n’ayant pas encore la croûte brune et contenant beaucoup de liquide. On en achète en rue et le vendeur coupe le dessus avec un grand couteau. Quel bonheur ce liquide frais au goût léger !

Nous sommes contents d’être descendus en ville même si la balade dans le centre de Dakar nous a fatigués, entre la chaleur (39 à l’ombre) et le harcèlement, nous aurions aimé avoir plus de temps pour nous éloigner du centre et découvrir probablement une autre facette de la ville, sans tout les marchands.  Hormis les marchands il y a avait du monde, des gens souriants, des femmes avec de jolis vêtements colorés.

Finalement nous ne quitterons le port qu’après le souper. Nous passons à côté de l’île de Gorée mais il fait déjà noir. Nous nous installons à l’avant du pont supérieur (maintenant vide, tout les véhicules qui l’occupaient ont été descendus à Dakar) pour regarder la sortie du port. A un moment Gaetano (officier second et chargé de la sécurité?) vient nous chercher, sur ordre du capitaine, nous allons pouvoir suivre la fin des manoeuvres manuelles sur la passerelle ! Il nous explique ce qu’il se passe, c’est vraiment intéressant.

Ils nous montre les autres bateaux sur le radar, nous explique qu’ils doivent faire très attention et parfois aller voir dehors lorsqu’un bateau est repéré sur le radar car on ne voit pas bien les tout petits bateaux de pêche qui ne sont parfois pas éclairés. Ils nous explique qu’un homme se trouve tout à l’avant du bateau, un tout à l’arrière et un près des machines, tous communiquent par radio avec le commandant. C’est le commandant qui fait toutes les manoeuvres de sorties et entrée au port. Un pilote du port doit être à bord mais comme on est sur un bateau de ligne le commandant connaît très bien les ports et le pilote n’est pas vraiment nécessaire.
Lorsque le pilote automatique est mis il y a toujours une personne sur la passerelle chargée du contrôle. Ils se relaient à 3, faisant chacun 2 tours de 4 heures sur 24h. Le capitaine et Gaetano ne prennent pas de gardes, eux sont « actifs » tout le temps sur le bateau. Ceux qui font les gardes font en moyenne 1 à 2h d’heures supp chaque jour en plus de leurs 8h de garde.

Dans les ports africains l’équipage ne dort pas, ils doivent tout le temps surveiller qu’on ne vole rien ( et certains camping car « non accompagnés » arrivent parfois vidés en Amérique du Sud, les passagers voyageant avec nous montent la garde à tour de rôle auprès de leurs véhicules). Les Sénégalais travaillant pour le déchargement ne peuvent circuler seuls sur le bateau. Cette surveillance n’était pas présente dans les ports précédents et on voit qu’ils ont hâte d’avoir quitté l’Afrique.

L’intendant philippin nous a dit qu’il ne descendait pas du bateau en Europe parce que la vie y est trop chère, ni en Afrique car il a peur. Il attend le Brésil où il lui arrive de descendre.

Publicités

One Response to à Dakar

  1. Rébecca dit :

    Ah le Sénégal une sacré expérience, j’y ai été 2x…chouette pays à voir mais pour ce qui est des contacts avec les Sénégalais pas toujours évident car ils sont trop à l’affût des touristes . Ne regrettez rien : pour sortir de la ville qui est fort étendue, il vous aurait fallu des heures dans les embouteillages

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :