Changement de pays… qu’est-ce qui change?

Le premier changement notoire, qui s’est marqué dès l’arrivée dans le premier village c’est qu’on n’a plus aucun repère concernant les prix. Après 2 mois en Argentine on ne calculait plus que rarement le prix des choses en euro, on a y a une bonne idée des fourchettes de prix en pesos de ce qu’on consomme régulièrement et des campings et auberges. Ici, lorsqu’on nous indique un prix il nous faut réfléchir pour avoir une idée de ce que ça représente (surtout que la division par 640 n’est pas celle que l’on maitrise le mieux).

Une fois qu’on commence à rouler de ce côté de la frontière on remarque que les paysages sont beaucoup plus verts et qu’il y a beaucoup plus d’eau, la région est vraiment magnifique. Il y fait plus humide, un peu plus frais et nous retrouvons la pluie, la raison d’une différence si importante est que les Andes marquant la frontière entre le Chili et l’Argentine arrêtent la plupart des nuages venant du Pacifique.

Pour ce qui est de la route, on n’entrevoit toujours rien de plat, que du contraire, alors qu’en général jusqu’ici on grimpait sur de longues distances mais avec des pourcentage relativement faibles (max 5%), ici c’est cash! On ne monte jamais bien haut mais on n’arrête pas de monter et descendre, avec de sacrés pourcentages par moment (+ de 10%). Je pense que commencer directement ici sans entrainement aurait été bien difficile.

Les campings semblent plus adaptés à nos besoins (mais nous en avons encore fréquenté peu ici), tout petits, non pourvus d’un barbecue par emplacement, on n’y a vu jusqu’ici que des cyclistes et randonneurs alors qu’en Argentine ils sont surtout remplis de familles et groupes d’amis y faisant (bruyament) des barbecues jusque tard dans la nuit. Les sanitaires sont plus sympas aussi et globalement les toilettes sont plus propres (peut-être parce qu’il y a moins de monde).

En Argentine il ne doit vraiment pas faire bon d’être végétarien, les légumes qu’on peut voir dans les magasins étaient en général très moches et les biscuits contenaient tous de la graisse de vache (c’est une cyclovoyageuse végétarienne qui nous l’a fait remarquer lorsqu’on lui en a proposé). Ici les légumes sont plus beaux malgré la difficulté d’approvisionnement de cette région et les biscuits contiennent de la graisse végétale ou du beurre!

Toujours concernant l’alimentation, on avait pris nos petites habitudes: telle marque de biscuit, telles boissons… au niveau biscuit on est en phase de test de ce qu’on peut trouver ici, pour ce qui est des boissons c’est un peu la déception, on buvait beaucoup de ce qu’ils appellent « eau avec saveur » non pétillantes qui semblent quasiement inexistantes ici. Hormis les jus si on veut une boisson sucrée on doit se rabattre sur du coca, sprite ou fanta.

Au niveau de la langue il y a aussi des différences, certains mots sont différents, il nous arrive d’être incompris en utilisant du vocabulaire appris de l’autre côté de la frontière. La prononciation est plus proche de celle pratiquée en espagne, ainsi « pollo » se prononce bien « polio » ici et non « pojo » comme en Argentine.

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One Response to Changement de pays… qu’est-ce qui change?

  1. gidebo dit :

    amusant quand on y pense comme le simple passage d’une frontière inventée par les hommes entraine tant de changements à bien des niveaux…paysages, langage (malgré la langue commune), culture, vie quotidienne…des changements qui pour bon nombre d’entre eux n’existeraient probablement pas sans cette démarcation

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