Deux jours d’attente dans un « trou perdu » (du 6 au 8 mars)

Arrivés à Bajo Caracoles, nous comprenons bien la citation de Bruce Chatwin citée dans le lonely planet à propos de ce village: « 4 rues qui ne mènent nulle part ». C’est un minuscule village balayé par les vents, comptant à vue de nez environ 10 bâtiments, à 130km de la ville la plus proche.

Nous rentrons dans l’hôtel qui fait aussi station service (mais à court de carburant en ce moment), petit magasin, restaurant et cabine téléphonique (pas de réseau de GSM dans le village) pour y demander quand passe le bus pour El Chalten… Il est passé il y a 2h… le prochain? Dans 2 jours!

Reste le stop… mais il y a déjà un Colombien et un Mexicain qui tentent de partir de cette façon sans succès depuis la veille et un français vient rapidement grossir nos rangs de « voyageurs échoués dans le néant ».

Le premier jour nous ne restons pas tard à guetter les véhicules, nous sommes fatigués et heureux d’aller à l’hostel (et oui, dans ce village ou il n’y a rien il y a un hôtel et un hostel!) passer une bonne nuit dans un bon lit, au chaud, à l’abri du vent…. et surtout de prendre notre première douche depuis 5 jours (et on n’avait pu se laver qu’une seule fois avec la bassine, 3 jours plus tôt)

Le lendemain les autres sont toujours là et nous passerons tout les cinq 2 jours à attendre patiemment de pouvoir quitter ce village. Le Mexicain et le Colombien voyagent tout deux depuis plus d’un an en vivant de leur art. L’un dessine et l’autre joue de la guitare, de l’harmonica et chante. On entend donc souvent de la musique agréable et le deuxième soir, sur demande d’un des ouvriers travaillant à la construction de la route dans la région, il s’installe sur un tabouret de bar et chante pour tous les clients de l’établissement. C’était vraiment sympa.

Vous vous demandez sans doute de quoi peut bien vivre ce commerce au milieu de nulle part? La journée les bus y font une pause et passagers comme chauffeurs y achètent à boire ou de quoi grignoter et des automobilistes en quête d’essence ou d’une petite pause s’arrêtent, le prochain village au sud étant à 5-6h de route et au nord à 2h de route. Le soir, les ouvriers travaillant aux chantiers pour le goudronnage de la route 40 dans la région y débarquent nombreux après leur journée de travail (qui doit être exténuante au vu de leurs petits yeux), ils viennent y boire une bière, regarder la télé, utiliser le téléphone…. Ils vivent dans la région dans des campements loin de chez eux le temps du chantier. Nous discutons avec l’un d’eux qui habite à 2500km d’ici et il nous explique qu’il vient travailler ici car c’est mieux payé. Ils vont finir la portion de route qui leur est attribué dans environ 2 mois puis il rentrera bosser environ 2 mois près de chez lui avant de revenir en Patagonie. Leur vie ne doit pas être facile!

On passe notre journée complète d’attente devant ou dans ce commerce, espérant qu’un véhicule puisse nous emmener et guettant les bus allant vers le nord pour leur demander des infos sur leur trajet vers le sud… et surtout s’ils pensent pouvoir prendre nos vélos et si on peur payer à l’arrivée (on a trop peu de pesos argentins) et (ouf) la réponse aux deux questions est positive.

C’est donc au bout de 2 jours qu’on a la joie de pouvoir embarquer dans le bus pour El Chalten et tout semble se résoudre pour tout le monde en même temps. Un couple de Suisses est arrivé en voiture en espérant faire le plein à la station service, ils étaient déjà sur la réserve donc impossible d’aller à une prochaine pompe mais un pick up allant vers le nord semblait d’accord d’emmener le Suisse à Perito Moreno afin qu’il achète un Jerickan de carburant et le Français, allant vers le nord aussi allait pouvoir remonter avec eux. Une fois le Suisse de retour avec le carburant (en taxi au pire) le couple de Suisse pourrait redémarrer en emmenant le Colombien et le Mexicain. C’est donc une longue attente qui s’est (en principe) terminée pour tous.

Arrivés à Bajo Caracoles, nous comprenons bien la citation de Bruce Chatwin citée dans le lonely planet à propos de ce village: « 4 rues qui ne mènent nulle part ». C’est un minuscule villages comptant à vue de nez entre 10 et 20 bâtiments, à 130km de la ville la plus proche.

Nous rentrons dans l’hotel qui fait aussi station service (mais à court de carburant en ce moment), petit magasin, restaurant et cabine téléphonique (pas de réseau de GSM dans le village) pour y demander quand passe le bus pour El Chalten… Il est passé il y a 2h… le prochain? Dans 2 jours!

Reste le stop… mais il y a déjà un Colombien et un Mexicain qui tentent de partir de cette façon sans succèrs depuis la veille et un français vient rapidement grossir nos rangs de « voyageurs échoués dans le néant ».

Le premier jour nous ne restons pas tard à guetter les véhicules, nous sommes fatigués et heureux d’aller à l’hostel (et oui, dans ce village ou il n’y a rien il y a un hotel et un hostel!) passer une bonne nuit dans un bon lit, au chaud, à l’abris du vent…. et surtout de prendre notre première douche depuis 5 jours (et on n’avait pu se laver qu’une seule fois avec la bassine, 3 jours plus tôt)

Le lendemain les autres sont toujours là et nous passerons tout les cinq 2 jours à attendre patiement de pouvoir quitter ce village. Le Mexicain et le Colomiben voyagent tout deux depuis plus d’un an en vivant de leur art. L’un dessine et l’autre joue de la guitare, de l’armonica et chante. On entend donc souvent de la musique agréable et le deuxième soir, sur demande d’un des ouvriers travaillant à la construction de la route dans la région, il s’installe sur un tabouret de bar et chante pour tous les clients de l’établissement. C’était vraiment sympa.

Vous vous demandez sans doute de quoi peut bien vivre ce commerce au milieu de nulle part? La journée les bus y font une pause et passagers comme chauffeurs y achètent à boire ou de quoi grignotter. Le soir, les ouvriers travaillant aux chantiers pour le goudronage de la route 40 dans la région y débarquent nombreux après leur journée de travail (qui doit être exténuante au vu de leurs petits yeux), ils viennent y boire une bière, regarder la télé, utiliser le téléphone…. Ils vivent dans la région dans des campements loin de chez eux le temps du chantier. Nous discontons avec l’un d’eux qui habite à 2500km d’ici et il nous explique qu’il vient travailler ici car c’est mieux payé. Ils vont finir la portion de route qui leur est attribué dans environ 2 mois puis il rentrera bosser environ 2 mois près de chez lui avant de revenir en Patagonie. Leur vie ne doit pas être facile!

On passe notre journée complète d’attente devant ou dans ce commerce, espérant qu’un véhicule puisse nous emmener et guettant les bus allant vers le nord pour leur demander des infos sur leur trajet vers le sud… et surtout s’ils pensent pouvoir prendre nos vélos et si on peur payer à l’arrivée (on a trop peu de pesos argentins) et (ouf) la réponse aux deux questions est positive.

C’est donc au bout de 2 jours qu’on a la joie de pouvoir embarquer dans le bus pour El Chalten et tout semble se résoudre pour tout le monde en même temps. Un couple de Suisses est arrrivé en voiture en espérant faire le plein à la station service, ils étaient déjà sur la réserve donc impossible d’aller à une prochaine pompe mais un pick up allant vers le nord semblait d’accord d’emmener le Suisse à Perito Moreno afin qu’il achète un Jerrican de carburant et le Français, allant vers le nord aussi allait pouvoir remonter avec eux. Une fois le Suisse de retour avec le carburant (en taxi au pire) le couple de Suisse pourrait redémarrer en emmenant le Colombien et le Mexicain. C’est donc une longue attente qui s’est (en principe, nous sommes partis avant le pick up) se terminer pour tous.

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5 Responses to Deux jours d’attente dans un « trou perdu » (du 6 au 8 mars)

  1. gidebo dit :

    génial ce p’tit bled, on dirait du Bagdad Cafe en 2 fois plus paumé 😀

    vous allez arriver à ushuaia à l’approche de l’hiver, ca va pas etre un peu rude niveau climat ?

    (l’article est écrit en double ;))

    • remy dit :

      génial oui, tant qu’on y reste que quelques jours 😀 Ca doit être spécial de vivre dans un coin aussi paumé, il y a vraiment rien de rien ! A côté, Vidouse c’est une grande ville 😉

      Pour Ushuaïa, effectivement, il va commencer à faire frisquet là bas 🙂 Mais depuis le début on n’était pas sûr d’y aller car cela ne vaut pas forcément le coup d’y aller à vélo. De El Chaltén jusqu’à Ushuaïa, ce sont des paysages désolés sans rien de spécial à voir et très ventés (comme ce qu’on a vu ces derniers jours). Beaucoup de cyclistes y vont parce que c’est la fin de leur périple et pour la photo devant le panneau « fin del mundo », et peu nous on dit que ça valait le coup d’y aller. Surtout que ce n’est pas la ville la plus australe, il y a Puerto Williams au Chili, juste en face et plus au Sud, mais les argentins s’en gardent bien d’en parler 😀

      On préfère arrivés plus tôt dans les pays andins pour y passer plus de temps car c’est ce qui nous attire le plus. Du coup, on ne devrait pas rouler plus vers le Sud, mais prendre quelques bus pour voir les coins sympas qui nous intéressent : les randonnées à El Chaltén, le glacier Perito Moreno, peut être des randonnées à Torres del paine et peut être les pingouins à Punta Arenas. Après, on prend le bateau de Puerto Natales à Puerto Montt et on remonte vers le nord par le Chili puis l’Argentine.

      • gidebo dit :

        ouaip, c’est une destination plus symbolique qu’autre chose, mieux vaut effectivement que vous profitiez à fond des régions alentours, y a apparemment de quoi vous occuper pendant quelques temps 🙂

  2. ABOZE Michèle et Didier dit :

    salut à tous les deux, le moral baisse et remonte en fonction du soleil qui permet d’avoir de plus beaux paysages et de bonnes conditions pour rouler et c’est bien normal, mais dans des endroits perdus comme ça, bien heureux de trouver un hotel !
    photos magnifiques !!! bon courage et bisous bisous

    • remy dit :

      Coucou!

      J’ai oublié de vous répondre … merci pour ce petit mot d’encouragement !

      C’est vrai que j’ai rarement vu (voire jamais) une région aussi peu peuplée que cette partie de l’Argentine. On se demande d’ailleurs ce que peuvent faire les gens qui vivent ici tant ils sont loin de tout. Mais souvent, ce genre de petits villages apparaît lorsqu’une nouvelle route est en construction ou lorsqu’ils découvrent un sous-sol riche en pétrole.

      bisous et à bientôt !

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