Epopée en train en direction de la frontière brésilienne

Plusieurs trains circulent sur la ligne qui relie Santa Cruz à Quijarro, à la frontière brésilienne. Celui du samedi est le moins confortable… nous optons tout de même pour la classe pullman, la meilleure, afin de ne pas transformer notre trajet en calvaire… nous allons tout de même passer une vingtaine d’heures dans ce train!

Lorsque nous prennons notre place dans le train, nous sommes un peu déçus, nous pensions avoir un confort au moins équivalent à du semi-cama dans les bus… c’est un petit cran en-dessous. Par contre on a de grandes fenêtres qui permettent de bien observer le paysages… et contrairement aux bus que nous avons pris en Bolivie, il y a des toillettes!

11h45, le train démarre à l’heure! On est bien loin du TGV, on peut vraiment observer le paysage à loisir! J’aime rouler dans cette végétation tropicale et voir la vie autour des rails à l’arrivée dans les villages

Durant toute la journée des femmes et des enfants montent dans le train pour y vendre de la nourriture et des boissons, il y en a jusqu’à une quinzaine à la fois dans un train qui ne comporte que 4 wagons, ils font des allers-retours et à chaque passage crient plusieurs fois ce qu’ils ont à vendre… c’est pratique mais bruyant. On en profitera bien… en espérant que l’hygiène ne soit pas trop défectueuse.

Un peu après San Jose, on voit monter dans notre wagons 2 hommes et 4 jeunes (entre 14 et 20 ans?), tous les 6 en salopette noire, les plus agés avec un chapeau blanc, les plus jeunes avec une casquette, ils sont blonds et bien plus pâlichons que nous… ce sont des mennonites. Durant tout le trajet ils n’auront cessé de nous surprendre de par leur comportement, surtout les 4 jeunes, qui étaient à côté de nous. Ils nous donnaient l’impression de ne jamais être sortis de chez eux. La radio que possédait un jeune bolivien semblait une véritable découverte pour eux, ils observaient absolument tout avec insistance, faisaient arrêter tout les petits vendeurs pour leur demander ce qu’ils avaient, à quel prix, toucher la nourriture… et ne rien prendre. Quand ils sont enfin descendus quelques heures plus tard, j’avoue qu’on était un peu soulagés, on en avait marre d’être observés en permanence, d’un regard fixe, par le plus jeune. Pour ceux qui veulent en savoir plus, on a trouvé un article qui nous a permis de mieux comprendre leur comportement surprenant: Les mennonites de la Chiquitania

La nuit, comme on était peu nombreux dans le wagons, on avait 2 sièges par personne. Pour les Boliviens et moi c’était relativement confortable en se mettant en boule sur 2 sièges, Rémy, lui, a très mal dormi, sa taille ne lui facilite décidément par la vie dans les transports en commun.

Vers 8h, fatigués par le trajet, on est arrivés à Quijarro avec plus d’1h30 de retard… et on a commencé par chercher un hotel pour y passer la matinée à dormir.

Quand nous sommes ressortis à la recherche d’une agence pour aller dans le Pantanal on s’est rendus compte de notre erreur… malgré ce que nous annonce le lonely planet, les hôtels qu’il renseigne n’organisent pas d’excursions dans le Pantanal et il ne semble pas y avoir d’agence de voyage. On nous donne le contact d’un guide mais celui-ci est injoignable… on aurait mieux fait de passer au Brésil en arrivant, on aurait gagné une journée.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :