Trek de l’Ausangate : Jour 0 : Cusco – Tinki

On a rendez-vous à 8h avec Daniel, notre guide pour le tour de l’Ausangate. Le réveil est difficile, on a mal dormi.

A 8h on arrive sur la Plaza de Armas, Daniel est déjà là. Cette ponctualité nous semble de bonne augure pour la suite. Il nous annonce que finalement Felipe, le cuisinier et cousin de Daniel, va faire les courses seul, on peut donc rentrer à l’hôtel et l’attendre là. Il viendra nous chercher vers 13h pour partir à Tinki. On est contents d’avoir la matinée de libre… mais tant qu’à faire j’aurais aimé pouvoir faire la grasse mat’, les prochains jours vont être suffisamment fatigants.

A 13h pile Daniel vient nous chercher à l’hôtel et on part prendre le bus de 14h pour Tinki. Le bus est bondé et Rémy aura de nouveau à supporter l’envahissement des péruviens debout dans le couloir, l’une lui envoie son sac à dos dans la figure, d’un autre il reçoit un coup de coude… En ce qui me concerne c’est l’homme derrière moi puis son gamin qui mettent leurs mains sur mon siège, me tirant les cheveux au passage… vraiment on est fatigués de ces bus !

A 17h on arrive enfin à Tinki. On s’installe dans la chambre que Daniel met à notre disposition. Une fois de plus, on est surpris par ce qui nous semble des anachronismes ou des incohérences dans le niveau de vie… Daniel et sa femme sont propriétaires d’un cybercafé flambant neuf, connexion ultra-rapide, écrans plats, casque pour chaque pc… alors que les toilettes sont des WC turcs puants et dont la chasse d’eau consiste en un seau qu’il faut remplir au robinet puis déverser dans les toilettes.

Notre cuisinier n’étant pas disponible ce premier soir, on va manger le repas du soir dans un petit restaurant où Daniel nous emmène dans son taxi… en plus d’être guide et propriétaire d’un cybercafé, il est aussi taxi-man. C’est l’occasion de faire un peu plus connaissance. Il nous dit être très content d’être son propre employé et de vivre dans un village où le coût de la vie est faible… quand il ne veut pas travailler, il fait ce qu’il veut.

Il nous explique aussi qu’il n’existe qu’une seule formation de guide de haute montagne et qu’elle se suit dans le nord du Pérou (à Huaraz, dans la cordillère blanche). Du coup, à Cuzco, pour 10.000 guides de moyenne montagne (dont beaucoup exercent d’autres métiers, faute de travail), il y a seulement 4 guides de hautes montagnes. Malgré ses 25 ans, on sent qu’il connait très bien la montagne et que c’est son terrain de jeu favori.

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